Two Tons of Steel au Billy Bob's (Disney Village)

Samedi 1 Avril 2006

Deux bonnes heures de musique, séparées par une pause d’une vingtaine de minutes : mission accomplie pour Two Tons of Steel qui nous offre un vrai concert de country. C’est tellement rare à Paris…


Two Tons of Steel au Billy Bob's (Disney Village)
Vendredi 10 mars à 21h, le Billy Bob's était rempli pour accueillir comme il se doit le groupe texan Two Tons of Steel. Il faut dire que ces quatre gaillards ont une solide réputation de showmen. Kevin Geil, le chanteur, est un vrai chauffeur de salle, catégorie cabotin, communiquant constamment avec le public pour lui demander de scander « Two Tons », lui vendre t-shirts et CD du groupe ou pour rappeler que Two Tons of Steel vient de San Antonio, la ville où Tony Parker, « le plus célèbre des Français », signe ses exploits.

Mais c'est surtout quand Two Tons joue que la salle s'échauffe. Avec une formation basique (un contrebassiste, un batteur, un guitariste et un chanteur-guitariste), Two Tons offre une country rock musclée qui rappelle le rock dansant des pionniers. C'est d'ailleurs à ces pionniers que le groupe tient à rendre hommage, citant parmi ses influences des artistes comme Buddy Holly, Elvis Presley ou Johnny Cash et reprenant un certain nombre de standards des 50s (« Shake, Rattle and Roll », « Maybe Baby », « I'm So Lonesome I Could Cry »… ). Les amateurs de rockabilly sont aux anges, le chanteur se déhanche comme le King et les solos de guitares électriques fusent.

Les amateurs de country sont également à la fête avec les compositions de ce groupe dont certaines ont été jouées au Grand Ole Opry, l'émission radio et télé culte de la country music aux USA. Il y a les inévitables ballades de cowboy solitaire (« Heartache », « Lonely Love », « You Know ») et les nombreux honkytonk énergiques (« Two Tons of Steel », « Red Hot »…). Le public se délecte et acclame. Seuls les line dancers semblent un peu absents, appliqués à exécuter leurs pas sur la piste de danse qui leur est dédiée.


© Boris Plantier