Three Dog Night, un groupe qui a marqué les 70’s

Dimanche 25 Janvier 2015

Interview. Groupe extrêmement populaire dans les années 70, Three Dog Night a vendu plus de 40 millions de disques dans le monde. Danny Hutton, membre fondateur de ce trio vocal, a eu la gentillesse de nous accorder une interview.


La vie à Laurel Canyon dans les années 60 est devenue mythique. C’était comment ?

Je vis à Laurel Canyon depuis 1963. Ma première maison se situait en haut de la rue au niveau du Canyon Country Store. Jim Morrison, Jack Nicholson et Harry Dean Stanton étaient mes voisins. C’était une époque merveilleuse, magique et innocente, avec plein de gens créatifs qui voyaient le monde d’une façon différente.

(Danny Hutton réside toujours still à Laurel Canyon. Il y vit depuis 30 ans et s’appuie toujours sur l’énergie créative qui habite le Canyon. Il vit avec sa famille dans une maison qui appartenait précédemment à Alice Cooper).

Les chansons de Three Dog Night sont souvent utilisées pour illustrer les années hippies dans les films. Three Dog Night était-il un groupe hippie ?

Je n’ai jamais considéré Three Dog Night comme un groupe de hippies. La vie en communauté, ce n’était pas notre truc. Nous travaillions tous dans la musique depuis des années et nous étions capables de chanter et de jouer de la musique. A l’âge de 23 ans, j’avais déjà travaillé pour cinq labels différents en tant que compositeur, chanteur, arrangeur et producteur. En 1965, j’avais placé deux hits dans le Top 40 à Los Angeles. Le second, je l’ai obtenu alors que je faisais partie de la communauté de Laurel Canyon. Les Byrds avaient été les premiers à avoir un hit avec « Mr. Tambourine Man » en avril 1965. J’ai été le second avec « Roses and Rainbows » en août 1965.

Quelles étaient les principales influences du groupe ?

Notre groupe était influencé par différents styles musicaux. Le folk, le blues, le rock, la country, la musique classique, le rhythm & blues et la pop. Little Richard, Bobby Blue Bland, Laverne Baker, Chet Atkins, Steve Cropper, Jimi Hendrix, les Beatles et la musique de Gustav Holtz faisaient partie de nos sources d’inspiration. Nous avons étaient classés dans les classements de plein de genres musicaux différents.

Three Dog Night est célèbre pour sa capacité à reprendre des chansons inconnues et à en faire des succès. Quel type de chanson recherchiez-vous ?

Nous cherchions toujours des chansons avec de bonnes mélodies et de bons refrains. Et les paroles devaient parlaient d’émotions et de joie de vivre, de manière originale ou intelligente.

Vos chansons semblent très spontanées. De quelle manière enregistriez-vous ?

Notre premier album a été fait en trois ou quatre jours. D’abord les overdubs pour les pistes rythmiques et la guitare ou les claviers, puis les vocaux. Cory a chanté « Try a Little Tenderness » live avec le groupe, sans overdubs. Par la suite, nous avons commencé à faire des choses plus complexes sur certains de nos albums, pour ajouter beaucoup plus de texture à nos enregistrements. Mais, si nous estimions que c’était mieux pour la chanson, nous n’hésitions pas à l’enregistrer live.

Le groupe n’a enregistré qu’un seul album dans les années 80. Que pensez-vous de la musique des années 80 ?

Je trouve qu’elle était merveilleusement variée. Le punk (j’ai été manager d’un groupe punk qui s’appelait Fear en 1980), de The Clash aux concerts donnés au CBGB, le heavy metal, Prince, l’album Graceland de Paul Simon, Queen, Nirvana.

J’ai lu une interview dans laquelle vous avez déclaré que le groupe s’était séparé parce que vous étiez désenchantés par l’industrie du disque. Qu’est-ce qui avait changé au milieu des années 70 ?

Je pense que nous étions cuits à cause de la charge de travail et de la pression à laquelle nous devions faire face, à l’époque, pour continuer à aligner les hits. Nous avions décroché un record au Billboard, nous étions le groupe qui avait eu le plus de hits consécutifs dans le top 40. Parvenir à cela exigeait de travailler très dur !

Quels sont les pays dans lequel le groupe est le plus populaire ?

Aujourd’hui, nous tournons essentiellement aux Etats-Unis, au Canada et au Japon. En janvier, nous tournons en Nouvelle-Zélande avec Heart et Foreigner. Nous donnons environ 60 concerts par an.

Y a-t-il une chance pour qu’on vous voie un jour en France ?

L’un de mes rêves serait de faire une tournée en France. Lorsque je suis sorti du lycée en 1961, le premier endroit où je suis allé, c’est Paris. Je n’oublierai jamais ce séjour. Ma femme et moi avons des amis en Dordogne. Nous leurs avons rendu visite l’année dernière. Nous sommes en discussion avec notre agent à WME et nous avons bon espoir de venir en France bientôt.

Quel est votre meilleur souvenir avec Three Dog Night ?

Jouer un après-midi à Washington D.C., le 4 juillet, devant le mémorial de Washington, pour 500 000 personnes puis prendre l’avion pour se rendre sur la plage de Miami et jouer là-bas devant 100 000 personnes.


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Boris Plantier