The Jazz Crusaders featuring Wayne Henderson au New Morning (Paris)

Mercredi 11 Janvier 2012

Le tromboniste Wayne Henderson et son groupe les Jazz Crusaders ont lancé l’année 2012 avec un très bon concert jazz-funk au New Morning, le mardi 10 janvier 2012. Ils étaient précédés du groupe luxembourgeois Largo en première partie.


The Jazz Crusaders featuring Wayne Henderson au New Morning (Paris)
Membre fondateur des Jazz Crusaders, qui devint plus tard The Crusaders, Wayne Henderson a reformé le groupe dans les années 90 après deux décennies consacrées à divers projets solo. Le nouveau line up des Jazz Crusaders est composé de musiciens peu connus (Paul Russo au saxophone, Joel Gaines aux claviers, Moyes Lucas à la batterie, David Hugues à la basse et Brian Price à la guitare) mais talentueux dirigés par un Wayne Henderson qui va maintenant sur ses 73 ans. Vêtu d’un chapeau et d’un tablier afro en peau de léopard, le légendaire tromboniste s’assoit sur un tabouret sur le devant de la scène qu’il ne quittera qu’à la toute fin du concert, en s’appuyant péniblement sur l’épaule de Joel Gaines. Mais bien que diminué physiquement, Wayne Henderson est très présent ce soir-là, prenant plaisir à s’adresser au public entre chaque morceau. Il joue aussi, alternativement du trombone et du bugle, mais à l’économie, préférant laisser la vedette à son saxophoniste (ténor et soprano) Paul Russo et dans une moindre mesure à son pianiste et à son guitariste. C’est à ces trois hommes que l’on doit l’essentiel des soli et des improvisations jouées ce soir-là.

Après les très funky « Stomp and Buck Dance » puis « Scratch », le groupe se lance dans une très longue improvisation du « Eleanor Rigby » des Beatles, un groupe très influencé par la musique noire américaine avant d’influencer à son tour cette musique, nous confie Henderson. Vient ensuite « Keep that Same Old Feeling » sur lequel Wayne Henderson fait chanter au public « Keep on – Keep that Same Old Feeling » cette phrase qui revient indéfiniment et sert de refrain à la chanson. C’est sur ce morceau que Henderson livre son plus joli solo en duo avec le saxo soprano de Russo. Le morceau suivant n’est autre que « Street Life », le grand classique du groupe, sur lequel Paul Russo joue au saxophone ténor la partie chantée par Randy Crawford sur l’enregistrement original. Enfin, le set se conclut sur « Always There » de Ronnie Laws. La section rythmique peut se lâcher et se mettre en évidence alors que Wayne Henderson surprend le public en se mettant à slammer. Le public parisien aura ensuite le droit à un dernier titre en rappel avant d’être lâché par le groupe à minuit. Une setlist très courte mais un concert qui a duré une bonne heure et demi.


Bookmark and Share

Boris Plantier