The Headhunters au New Morning (Paris)

Jeudi 25 Octobre 2007

Le samedi 13 octobre 2007, The Headhunters se produisaient au New Morning dans le cadre du JVC Jazz Festival. Un concert, à mi-chemin entre le jazz et le funk qui a ravi les fans du groupe.


The Headhunters au New Morning (Paris)
En première partie de cette soirée, The AfroRockerz, jeune groupe francais d'afrobeat amené par Ruth Tafebe, chanteuse ivoirienne à la voix puissante. Composé d'une guitare, d'une basse, d'un clavier, d'une batterie et de percussions, le groupe interprète d'agréables chansons chantées en anglais et en africain comme le doux « Take My Soul » mais il peut aussi délivrer un funk endiablé comme ce « Run Away » qui a conclu le set.

Après un bonne demi-heure de pause, TM Stevens, le bassiste des Headhunters arrive tout seul sur scène avec son sac à dos. Il sort sa basse de son étui et l'accorde tranquillement avant de retourner dans les loges. Au alentour de 22h15, The Headhunters entrent en scène. Des glorieux anciens, on ne retrouve que le percussionniste Bill Summers et le batteur Mike Clark mais les deux hommes ont fait appel à des musiciens plus que doués pour former cette dernière mouture des Headhunters : Donald Harrison au sax, Jerry Z aux claviers, et TM Stevens à la basse.

Le groupe joue comme il en a l'habitude, de la musique jazz avec une rythmique funk. Les morceaux sont longs et les improvisations sont nombreuses. On se régale notamment du solo de piano sur « Swamp Thing ». Parmi les autres titres joués par le groupe, on retrouve « Butterfly » ou « Watermelon Man » et sa célèbre intro soufflée par Bill Summers dans une bouteille de bière. Bill Summers, le seul a avoir participé à l'enregistrement du premier album du groupe, nous conte entre chaque titre l'histoire du groupe, fondé par Herbie Hancock au début des 70s.

Mais sur scène c'est surtout TM Stevens que l'on remarque. Spectaculaire et survolté, le bassiste, pris par sa musique, semble en transe. Son travail à la basse est époustouflant de virtuosité, et l'homme chante aussi à l'occasion, interprétant par exemple le « Family Affair » de Sly and the Family Stone. La musique des Headhunters se fait alors plus funky surtout lorsque Jerry Z passe au clavinet et Donald Harrison à l'EWI (Electric Wind Instrument) pour le superbe « God Make Me Funky ». Le morceaux suivant est joué avec le batteur Tony Allen, venu faire une rapide apparition, avant que le groupe ne se lance dans un titre inspiré par la musique africaine.

Pour le rappel, The Headhunters reviennent au jazz avec une reprise de John Coltrane sur laquelle les musiciens se livrent à de longues improvisations avant un dernier titre sur lequel Bill Summers prend plaisir à faire participer le public.


© Boris Plantier