The Freebeez & Kaliwatcha au Batofar (Paris)

Mercredi 12 Décembre 2007

Le public est venu nombreux au Batofar, le vendredi 7 décembre 2007, pour assister au concert de deux des plus spectaculaires formations funk françaises : The Freebeez et Kaliwatcha.


The Freebeez & Kaliwatcha au Batofar (Paris)
En première partie, The Freebeez, un groupe qui rassemble une dizaine de musiciens dont une bonne section cuivre. Le groupe qui n'a pour le moment sorti qu'un EP est la révélation funk française de l'année. Avec leur bonne humeur, leur spontanéité mais aussi leur dextérité, les Freebeez font revivre (vivre pour la plupart des spectateurs) la musique funk américaine du début des années 70, comme on peut l'entendre sur les bandes son des films de Blaxploitation. En tout, une dizaine de titres, souvent instrumentaux mais parfois chantés avec talent par l'excellent Marveen, le batteur du groupe. Les musiciens occupent bien la scène et présentent un show spectaculaire surtout sur la fin, en exécutant quelques chorégraphies légendaires ou en demandant au public de s'agenouiller en hommage au « Godfather of Soul », l'un de leurs titres. Le public obtempère, danse et s'amuse. Il est conquis par la qualité de la musique et l'invitation à faire la fête.

En deuxième partie, le groupe Kaliwatcha présente un spectacle tout aussi funk mais fort différent. Très joueurs, les membres du groupe sont costumés façon 70s et interprètent des personnages sexy et exubérants. Leur spectacle nous conte une histoire, toujours drôle, dans laquelle il est question de voitures vintage (ah la R7 !) et d'érotisme espagnol. Le groupe joue des titres de son répertoire, des chansons en français et en espagnol ou des instrumentaux, devant un public attentif et enthousiaste. Il fait aussi vibrer la salle en reprenant avec brio des reprises funk endiablées (« Jungle Boogie », « Everybody's Dance »).

La fête et le funk étaient au rendez-vous ce soir-là et c'est à regret que le public a du se résigner à quitter la salle, lui qui en réclamait plus. Sans doute, répondra-t-il de nouveau présent en nombre pour assister aux prochaines représentations de ces deux groupes.


© Boris Plantier