Steve Miller Band au Zénith (Paris)

Dimanche 24 Octobre 2010

Le jeudi 14 octobre 2010, the Steve Miller Band retrouvait Paris pour un concert blues rock au Zénith. Le public a pu apprécier le talent de guitariste de Steve Miller et la générosité de ce groupe sur scène qui a interprété pas moins de 26 chansons !


Steve Miller Band au Zénith (Paris)
Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis les débuts du Steve Miller Band dans les années 60. Désormais âgé de 67 ans, Steve Miller s'est enfin décidé à sortir un nouvel album, le premier depuis 17 ans, intitulé Bingo! dans lequel il reprend du blues, la musique qui l'a tant inspiré mais qu'il n'avait plus joué depuis longtemps. Accompagné d'un chanteur, d'un guitariste, d'un claviériste et d'un batteur, dans un décors particulièrement réussi représentant une galaxie de guitares, Steve Miller Band a donc joué des bons vieux blues tels que « Mercury Blues », « Hey Yeah », « Come On (Let The Good Time Roll) », « Ooh Poo Pah Doo » « Tramp » ou « Don't Cha Know ». Des blues rock au son très épuré que l'on pourrait qualifier de west-coast, ponctués de soli de guitare très mélodiques exécutés par Steve Miller alias the Space Cowboy, souvent suppléé au chant par le chanteur Sonny Charles dont la voix plus puissante convient mieux à ce type de chansons.

Au milieu du spectacle, Steve Miller a rendu hommage à Buffalo Norton mort l'année dernière après 33 ans passés au sein du groupe en lui dédicaçant la chanson « Wild Mountain Honey » qu'il a interprété seul à la guitare dans un set acoustique composé de deux autres chansons : « Seasons » et « Nature Boy ».

Mais ce sont bien sûr les hits qui ont fait le succès du Steve Miller Band dans les années 70-80 qui ont été les plus acclamés, des chansons beaucoup plus percutantes en live que dans leur enregistrement studio : « Jet Airliner » et « Take The Money And Run » qui permirent au groupe de démarrer le spectacle pied au plancher, « Shu Ba Da Du Ma Ma Ma Ma », « Dance, Dance, Dance », « Serenade » et surtout les gros hits de la dernière ligne droite « Swing Town », « Abracadabra », « Living In The USA », « Space Cowboy », « Rock'n Me », « Fly Like An Eagle » et « Jungle Love », dédicacé à Johnny Halliday dont Steve Miller a raillé l'âge avancé avant de confier avoir rencontré le rockeur français à la fin des années 60 alors qu'il enregistrait un album à Londres. Et comme souvent, le meilleur fut pour le rappel avec le légendaire « The Joker ». On ne pouvait espérer une meilleure fin.


© Boris Plantier