State of Salazar : « Toto a eu une grande influence sur moi en tant que compositeur mais aussi sur le groupe »

Samedi 20 Septembre 2014

Interview. Le groupe de rock suédois State of Salazar vient de sortir un premier album remarqué intitulé All the Way. Marcus Nygren nous présente ce groupe dont il est le chanteur et le leader.


Racontez-moi les débuts de State of Salazar ?

Nous avons créé le groupe vers 2010. J’avais écrit quelques chansons que je voulais tester avec un groupe et j’ai rencontré ces gars au lycée où nous étudions tous ensemble. Donc depuis le début, nous sommes cinq gars qui prenons notre pied ensemble à jouer les chansons que j’ai écrites. Après deux années à donner des concerts privés et à enregistrer des démos, nous avons sorti notre premier EP Lost My Way et c’est à partir de ce moment que notre carrière a décollé.

Certaines de vos chansons me rappellent le meilleur de Toto dans les années 70 et 80. Est-ce que ce groupe fait partie de vos influences ?

Et bien merci. Effectivement Toto a eu une grande influence sur moi en tant que compositeur mais aussi sur le groupe dans notre style, dans la façon dont nous sonnons et dont nous arrangeons les chansons. Mais nous devons aussi beaucoup à Queen, Journey, Chicago, Survivor ou encore Airplay pour ne citer qu’eux. Néanmoins notre plus grande source d’inspiration vient de ce que nous appelons la « musique pour des scènes d’entrainements ». Nous essayons souvent de faire des chansons qui conviendraient bien à des scènes d’entrainement dans des films tels que Rocky ou Karate Kid. Ces films ont des bandes son qui dégagent une certaine émotion, un sentiment de bien-être, quelque chose de piquant et d’inspirant. Le fil rouge de la musique de State of Salazar se trouve dans l’œuvre de compositeurs tels que Bill Conti et Vince DiCola parce qu’en matière d’influences, leur façon de composer des musiques de film a été tout aussi importante pour nous que les groupes que j’ai cités auparavant.

Comment définiriez-vous la musique de State of Salazar ?

Pour être simple : un rock conçu pour les stades. Nous avons essayé de mixer différents genres comme la west-coast, le rock FM, le rock symphonique, la pop suédoise et les musiques de film. Je ne veux pas lier notre groupe à un genre particulier parce que tous les genres que j’ai cité ont une importance sur la façon dont State of Salazar écrit ses chansons et les joue mais si je devais répondre rapidement, je dirais un rock conçu pour les stades.

Quels sont les thèmes qui vous inspirent quand vous composez ?

Cela peut être n’importe quoi. Composer de la musique, c’est juste quelque chose que je dois faire. Ce n’est pas un choix, vraiment, c’est une soupape qui me permet d’exprimer ma créativité. C’est quand je suis au piano, dans mon appartement, et que je crée ma musique que je me sens le mieux. Et en ce qui concerne les paroles, je trouve mon inspiration n’importe où, dans les films, les médias ou dans ma propre vie.

All the Way est votre premier album. Avez-vous le sentiment d’avoir progressé depuis votre EP Lost My Way ?

Ah oui absolument ! Je pense que nous avons réussi à mieux développer notre son et notre style depuis notre EP. Pour cet album, nous avons décidé de davantage travailler comme un groupe. Depuis les répétitions jusqu’aux arrangements, nous avons tout fait ensemble, en groupe. Le but était que ce disque sonne plus comme le disque d’un groupe. Sur le EP, nous avions fait appel à une section cuivre, à une grande chorale ainsi qu’à des musiciens de session qui ont tous participé, d’une façon ou d’une autre, à ce projet. Quand nous avons commencé à travailler sur notre album, nous avons décidé que cet album devait plus sonner comme le disque d’un quintet rock et je pense que nous avons réussi. Nous avons travaillé minutieusement sur chacune des chansons, sur chaque arrangement et nous avons bossé dur en studio pour que cet album sonne comme nous l’entendions. Cet album est l’œuvre du groupe et l’on peut donc dire qu’il s’agit du vrai son de State of Salazar.

Les claviers jouent un rôle important dans votre musique. Pour certains, les claviers sont contraires à l’esprit du rock. Votre réponse à ces gens-là et à ce débat vieux comme le rock ?

Je ne pense pas qu’il soit important que je réponde à ceux qui pensent cela parce qu’il semble évident qu’ils n’écoutent pas notre musique (rires). Non mais sérieux, je me tape de l’esprit du rock. J’adore notre musique et je suis reconnaissant envers tous les fans qui apprécient ce que nous faisons.

Quels sont les pays qui sont le plus sensibles à votre musique ?

Je ne sais pas encore. Nous avons reçu d’excellentes critiques d’un peu partout dans le monde. Nous sommes vraiment surpris par le nombre impressionnant de critiques positives que nous avons reçues. Et les fans qui nous contactent semblent venir de pays très différents. Des pays d’Europe, d’Amérique du Nord, d’Amérique du Sud et bien sûr du Japon.

A-t-on une chance de vous voir en concert en France prochainement ?

Nous l’espérons vraiment ! Pour le moment, il n’y a rien de fait mais, de toute évidence, ce n’est plus qu’une question de temps avant que les gens entendent notre album et comprennent que l’entendre jouer sur scène serait une tuerie. Si le public français veut que nous venions jouer chez lui, nous ferons de notre mieux pour que cela se réalise.


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Boris Plantier