Roy Ayers au New Morning (Paris)

Mardi 22 Janvier 2008

Beau succès pour le concert parisien de Roy Ayers au New Morning. Le public a apprécié la débauche d'énergie du groupe et le savoir-faire du parrain de l'acid jazz.


Roy Ayers au New Morning (Paris)
Le jeudi 20 décembre 2007 au New Morning, le public est venu en nombre assister au concert parisien annuel de Roy Ayers. Un public relativement jeune (beaucoup de trentenaires) car si les plus belles années musicales de celui que l'on surnomme le parrain de l'acid jazz remontent à la fin des 70s, l'artiste n'est vénéré comme il se doit que depuis que son répertoire a été revisité par des artistes plus contemporains. Roy Ayers se vante d'ailleurs d'être l'artiste le plus samplé au monde après James Brown.

Ce soir là, Roy Ayers au chant et au vibraphone, est accompagné d'un multi-instrumentiste aux synthés et au saxophone, d'un bassiste, d'un batteur, d'un guitariste, d'un choriste et d'un percussionniste africain, invité de l'étape.

Durant près de deux heures, les morceaux s'enchainent : « Everybody Loves the Sunshine », « Evolution », « Searching », « Running Away », « We Live in Brooklyn, Baby », « Can't You See Me », « Don't Stop the Feeling », l'instrumental « Lullaby », une version reggae de « Hit the Road Jack » ou encore l'afrobeat « Africa, Center of the World ». De sa douce voix, Roy Ayers susurre des paroles positives sur des mélodies calmes. Il joue aussi quelques jolis soli de vibraphone le plus tranquillement du monde. Le groupe allonge les chansons, se laissant aller à quelques improvisations sans jamais laisser échapper la mélodie. Et à ce petit jeu là, c'est le guitariste qui brille le plus, multipliant les soli fougueux en s'agenouillant de temps à autres pour brancher sa guitare sur telle ou telle pédale, le tout sous le regard approbateur d'un Roy Ayers visiblement ravi du spectacle offert au public parisien. Et le public, tout aussi ravi, acclame, danse et chante. Ce fut une belle soirée et une fois de plus Roy Ayers n'a pas déçu ses fans !


© Boris Plantier