Richard Marx à l'Alhambra (Paris)

Dimanche 21 Novembre 2010

Plus de vingt ans que le public parisien attendait le retour de Richard Marx sur scène. Rien de surprenant à ce que l'Alhambra affichât complet pour cette soirée du 17 novembre 2010 qui s'avéra mémorable


Richard Marx à l'Alhambra (Paris)
Le mercredi 17 novembre 2010 a marqué le grand retour de Richard Marx sur une scène parisienne. Son seul et unique concert parisien avait eu lieu vingt-et-un ans plus tôt et il ne s'agissait que d'un court set en première partie de Stevie Nicks, sur la scène de l'Olympia. Comme l'a rappelé Richard Marx, le public parisien, lui avait réservé un accueil plus que chaleureux à sa grande surprise puisqu'on lui avait dit qu'il était inconnu en France. Cette fois, le concert avait lieu à l'Alhambra et Richard Marx était en tête d'affiche pour un spectacle qui affichait complet.

Entré en scène seul avec sa guitare acoustique, Richard Marx a attaqué d'entrée ses plus grands succès avec « Endless Summer Night », « Take This Heart » puis « Keep Coming Back ». Un premier aperçu du talent de ce fabuleux chanteur/compositeur apparu à la fin des années 80 sur la scène rock américaine. Rocker, Richard Marx ? Il le fut le temps de deux albums avant de s'orienter vers des chansons plus influencées par le rhythm & blues, sa véritable passion comme il le confie au public, ajoutant que son groupe préféré est Earth, Wind & Fire. Richard Marx n'était pas venu sur scène que pour chanter ce soir là, il a pris le temps d'évoquer divers moments de sa vie et de sa carrière et de confier diverses anecdotes sur la création ou l'enregistrement de ses chansons, tout cela en parlant lentement dans un anglais très clair pour que tout le monde puisse comprendre. L’intérêt était énorme pour les fans français privés d'informations sur ce musicien ignoré par nos médias.

Après cette ouverture, Richard Marx accueille un quatuor à cordes, composé de quatre charmantes jeunes femmes. Violons et violoncelle donnent à la musique un peu plus de profondeur. Le chanteur interprète « One Thing Left » et « When You're Gone » , avant d'accueillir sur scène le pianiste Steve Hornby qui l'accompagne sur quelques morceaux. La voix de Richard Marx est aussi émouvante sur scène que sur les disques, une voix vraie, sincère, qui apaise et rassure. « The Way She Loves Me », « Hazard », « Over My Head », sur lequel il met le public à contribution, « Angelia », les hits s'enchaînent et les souvenirs refluent avec parfois beaucoup d'émotions. Mais c'est avec la chanson « Through My Veins » que l'émotion est la plus grande. Cette chanson, Richard Marx explique l'avoir écrite pour son père dont il était très proche et dont il ne s'est jamais vraiment remis de la mort.

Après une pause, Richard Marx revient, toujours accompagné du quatuor à cordes. Il chante d'abord « Liberate Me » puis il débranche sa guitare et s'éloigne de son micro pour tenter un « Always on Your Mind » complètement unplugged, obligeant le public a observer un silence total. Richard Marx aborde ensuite sa carrière récente de songwriter en reprenant « To Where You Are » qu'il a composé pour Josh Groban et « This I Promise You » écrite pour Nsync, deux énormes succès aux Etats-Unis. Ce deuxième set se conclut par un « Satisfied » un peu tristounet (c'était beaucoup plus excitant avec deux guitares électriques) puis « Should've Known Better ».

Le temps de se faire acclamer par le public et revoilà Richard Marx sur scène, pour ce qui sera beaucoup plus qu'un rappel. Il commence par « The Best Of Me », sa première chanson à avoir été enregistrée, écrite à 18 ans pour et avec David Foster. Puis viennent « Don't Mean Nothing » avec un bon groove jazzy au piano, puis les trois plus gros hits du chanteur, les ballades « Hold On To The Night », « Now And Forever » et « Right Here Waiting ». Inutile de dire que le public est sorti enchanté de ces deux heures de spectacle intimiste, séduit par la voix et le talent du chanteur mais aussi par son charme et sa décontraction. Volontiers joueur, il s'est raconté et l'on est ressorti avec l'impression de connaître l'homme et non plus seulement l'artiste et même de s'être fait un bon copain. Un copain que l'on espère revoir bientôt à Paris avec un bon groupe pour l'accompagner.


© Boris Plantier