Noël Blanc

Samedi 21 Décembre 2013

En route pour New York, un duo de chanteurs à succès rencontre un duo de chanteuses débutantes. Le début d’une romance compliquée.


Noël Blanc
« White Christmas », c’est le grand standard de Noël américain. L’équivalent US du « Petit Papa Noël » de Tino Rossi. Une chanson composée en 1941 par Irving Berlin et interprétée par Bing Crosby. Une très belle chanson mais aussi une formidable machine à cash qui permit à ses auteurs de toucher le gros lot chaque hiver. De quoi aiguiser l’appétit d’Hollywood et, plus particulièrement, de la 20th Century Fox qui décida d’en faire un film avec Bing Crosby.

Mais comment faire un film avec une chanson et un chanteur à la mode sans charisme ? Les scénaristes n’ont pas forcé leur talent. Une romance cousue de fil blanc entrecoupée de numéros de music-hall et le tour est joué. L’expérimenté cinéaste Michael Curtiz filme ce divertissement en technicolor sans s’investir, dans des décors de carton-pâte qui ne trompent personne. Et pour palier à l’absence de charisme de Bing Crosby qui interprète pourtant le personnage principal de ce film, les scénaristes lui ont accolé un joyeux luron qui chante, danse et fait le clown. Ce personnage est interprété par Danny Kaye qui en fait des tonnes. Il faudrait un Oscar pour récompenser les plus beaux numéros de cabotinage. Danny Kaye aurait remporté haut la main celui de 1954. Et pour donner la réplique au plot chantant et au cabotin, la 20th Century Fox a choisi Rosemary Clooney et Vera-Ellen, deux gentilles actrices qui ne hanteront pas les pensées des spectateurs mâles à la fin du film. Noël Blanc est un divertissement familial, aseptisé et dégoulinant de bons sentiments. Un produit culturel fabriqué à la chaîne pour un public peu exigeant qui sera récompensé de son attention et de sa patience, à la fin du film, par le fameux « White Christmas ».


White Christmas – USA (1954) de Michael Curtiz, avec Bing Crosby, Danny Kaye, Rosemary Clooney, Vera-Ellen, Dean Jagger, Mary Wickes.


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Boris Plantier