Night Ranger : « Je définirais notre musique comme du bon rock and roll mélodique »

Samedi 28 Juin 2014

Interview. Brad Gillis, guitariste fondateur du groupe de rock américain Night Ranger évoque la carrière du groupe ainsi que la conception et l’enregistrement de High Road, son tout nouvel album.


Comment définiriez-vous la musique de Night Ranger et quel est le secret de votre succès et de votre longévité ?

Je définirais notre musique comme du bon rock and roll mélodique avec des refrains et des parties de guitares accrocheurs. Ce sont des chansons qui vous donnent la pêche et vous procure une sensation d’été. Ce genre de musique est parfait pour une écoute à plein volume dans votre voiture par une belle nuit chaude.

Nous avons beaucoup de chance de pouvoir continuer à jouer ensemble après plus de 30 années. Notre secret pour une telle longévité, c’est notre passion pour la création de nouveaux morceaux et jouer sur scène. Et puis nous nous entendons tous bien qu’il s’agisse des membres du groupe ou des roadies et nous faisons nos tournées dans la bonne humeur.

Quelles sont vos influences musicales ?

La musique qui a servi de détonateur à ma carrière a été la British Invasion au milieu des années 60 avec des groupes comme les Beatles et les Rolling Stones. J’ai reçu ma première guitare pour l’anniversaire de mes 8 ans et depuis ce jour je n’ai jamais voulu cesser d’en jouer. A la fin des années 60, j’ai commencé à écouter Jimi Hendrix, Led Zeppelin et Jeff Beck. Ils ont eu une énorme influence sur mon jeu de guitare. Mon grand frère m’a donné une pédale de distorsion artisanale que l’on pouvait brancher sur son électrophone et son casque. Je m’asseyais dans sa chambre et je jouais tous les disques de rock à la mode qu’il avait et j’apprenais les morceaux en les écoutants. Je les jouais encore et encore jusqu’à ce que je connaisse tous les accords puis j’essayais d’apprendre les solos.

Je me souviens des images des groupes de rock que l’on voyait sur MTV dans les années 80. Les fêtes sans fin, les superbes filles, l’alcool et pas beaucoup de travail. A quoi ressemblait la vie d’une rock star dans les années 80 ?

Les années 80, c’est le moment où nous avons réussi à percer. Nous étions en tournée neuf mois par an et cela a duré jusqu’en 1989. Il y a eu pas mal de bons moments mais les gens ne se rendent pas compte de tous ces voyages et ces interviews que nous faisions, des émissions de radio en direct tôt le matin et des séances de photos, et tout cela partout dans le monde. Mais quand nous avions un jour de repos ou bien après un concert dans une ville sympa, on faisait de sacrées fêtes. Mais c’étaient les années 80 et désormais nous avons tous la tête à notre métier et pas aux fêtes.

Il y a beaucoup d’albums live enregistrés au Japon dans votre discographie. Quels sont les pays les plus sensibles à votre musique ?


Le Japon a toujours été l’un de nos pays préférés. Nous aimons y aller et y donner des concerts. Ils adorent le rock and roll américain et ils aiment toujours Night Ranger. Nous allons retourner jouer là-bas en octobre et lorsque nous retourneront aux États-Unis, nous nous arrêterons en chemin pour jouer à Honolulu et à Maui. J’aime aussi beaucoup jouer en Europe mais malheureusement nous n’avons pas donné beaucoup de concerts là-bas. Le public européen nous a toujours accueillis très chaleureusement quand nous avons donné des concerts en Europe.

Les versions acoustiques de chansons rock électrique sont souvent décevantes mais vous avez réussi un superbe album avec 24 Strings & a Drummer – Live in Acoustic. Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous avez voulu transformer vos chansons ?

Nous avons dû répéter et reformater beaucoup des chansons pour faire ce CD et ce DVD. La plupart des solos de guitare ont dû être retravaillé pour être joués sur scène. Mais nous avons joué beaucoup de ces chansons live pour des émissions de radio durant toutes nos années de carrière et les jouer ainsi s’est donc fait tout naturellement pour nous. Cela fut tout de même plus compliqué pour certaines chansons lorsque nous avons dû les épurer pour les jouer en acoustique. On s’est bien éclaté à enregistrer 24 Strings parce que tous nos amis et nos familles étaient présents dans le public.

High Road est un album très hard. Est-ce que cela correspondait à ce que vous aviez envie de faire ou bien était-ce plutôt quelque chose que vous réclamaient vos fans ?

Il semble que nous ayons toujours enregistré les chansons qui provoquaient le plus d’enthousiasme de notre part au moment de leur création. Nous n’avions pas d’idée prédéfinie au moment d’enregistrer High Road mais nous nous sommes assurés que nous disposions de tous les éléments nécessaires à la fabrication d’un album comme par exemple quelques ballades, quelques mid-tempos qui groovent et quelques chansons hard. Nous avons fait la même chose pour tous les albums de Night Ranger. Il semblerait juste que nous ayons un peu plus de chansons hard sur ce CD.

Comment s’est déroulé l’enregistrement de cet album ? L’avez-vous enregistré live ?

Nous n’avons pas enregistré ce CD en live mais Kelly, Jack et moi avons enregistré les bases de chacune des chansons. Ensuite, nous avons réenregistré la batterie sur les bandes originales puis la basse et la guitare rythmique. Puis nous avons enregistré les vocaux et les cœurs sur notre musique. Enfin, nous avons ajouté encore des guitares et des claviers par-dessus. Et après avoir mis une touche final à l’enregistrement des vocaux et des cœurs, nous avons encore ajouté des parties de guitares pour conclure le processus d’enregistrement.

Avez-vous déjà testé les nouvelles chansons lors de vos concerts ?

Nous avons commencé à jouer le single « High Road » le mois dernier et nous ne l’avons joué que trois fois pour le moment. L’accueil du public a été bon mais chaque nouvelle chanson à besoin de temps avant d’être adoptée par l’auditeur.

Y a-t-il une chance de vous voir en concert en Europe et plus particulièrement en France dans un avenir proche ?

Nous aimerions beaucoup revenir en Europe et en France, et hier encore il y avait des discussions au sujet d’une tournée européenne en mars 2015… Attendons de voir si cela va nous permettre de revenir en Europe.


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Boris Plantier