Mötley Crüe au Zénith de Paris

Mardi 19 Juin 2012

Le lundi 18 juin 2012, Mötley Crüe faisait une halte au Zénith de Paris. Le groupe de glam rock phare des années 80 n’était pas passé par la capitale depuis 23 ans.


Mötley Crüe au Zénith de Paris
Mötley Crüe est un groupe made in Hollywood et cela se sent. Leur concert, bien rodé, est spectaculaire à souhait, dans la grande tradition des shows des groupes de hard rock américains des années 80. Du hard rock flamboyant comme le public l’aimait avant l’arrivée de l’austère Nirvana et de ses clones grunges. Vince Neil, Nikki Sixx, Mick Mars et Tommy Lee ont su garder la forme malgré les kilos superflus. Le groupe a revisité ses grands succès en commençant pied au plancher avec « Wild Side ». Il ne lui aura suffit que de quelques riffs de guitare rageurs pour se mettre le public dans la poche. « The Crüe », comme on l’appelle aux Etats-Unis, enchaîne avec quelques chansons de la première heure « Live Wire », « Too Fast for Love », « Shout at the Devil », « Looks that Kill », « Piece of Your Action » ainsi que le plus récent « Saints of Los Angeles » et deux morceaux issus de Dr. Feelgood, l’album emblématique du groupe, « Don’t Go Away Mad (Just Go Away) » et « Same Ol’ Situation (S.O.S.) ». C’est un déluge sonore qui s’abat sur un public hypnotisé par les jeux de lumière et les stroboscopes. Vince Neil qui braille, entouré de deux danseuses en petites tenues, et le bassiste Nikki Sixx semblent mener la danse tandis que Mick Mars s’applique à la guitare et que Tommy Lee est presque invisible derrière ses fûts et un rideau de fumée.

Mötley Crüe au Zénith de Paris
Encore deux chansons, « Primal Scream » et « Smokin’ in the Boys’ Room », et vient le moment phare du show. Les projecteurs de braquent sur Tommy Lee qui entame un solo. Jusque là, c’est du classique, sauf que le musicien et sa batterie commencent à bouger. Placé sur un rail en forme de boucle le batteur est sur orbite et exécute son solo en faisant un looping. Images surréalistes du musicien jouant tête en bas. Après ce moment qui déclenche l’enthousiasme du public, Tommy Lee vient chercher un spectateur et le fait asseoir sur le deuxième siège de sa batterie. Et c’est repartie pour un nouveau solo et un nouveau tour sur la boucle. L’heureux élu se nommait Jean-Claude se soir-là. Après ce numéro de cirque, la musique reprend ses droits et le groupe entame la dernière ligne droite du show en interprétant les chansons que tous le monde attend. Cela commence avec « Dr. Feelgood » et « Girls, Girls, Girls ». Puis un piano à facette étincelant est amené sur scène. Tommy Lee joue l’introduction de « Home Sweet Home », la grande ballade du groupe, avant de retourner à la batterie pour terminer le morceau en force. La power ballad par excellence. Après cette relative accalmie, Mötley Crüe appuie sur l’accélérateur. Le son d’une voiture de course qui démarre en trombe puis les riffs surpuissants de « Kickstart My Heart ». Nikki Sixx semble cracher du sang. Le concert se termine en apothéose. Les quatre musiciens remercient le public une dernière fois avant de semer la panique en déversant des seaux d’un liquide rouge sang sur les spectateurs des premiers rangs.


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Boris Plantier