Michael Omartian

Vendredi 2 Décembre 2011

Pianiste et arrangeur talentueux, Michael Omartian est un grand artisan du son west-coast. Il a joué un rôle majeur auprès de Steely Dan dans les années 70 avant de devenir un producteur important des années 80.


Né le 26 novembre 1945 dans l’Illinois, Michael Omartian a passé sa jeunesse à Chicago. C’est dans cette ville qu’il a étudié la musique et vécu ses premières expériences musicales avant de mettre le cap sur Los Angeles dans les années 70 pour faire carrière dans l’industrie musicale. Après deux ans passés dans les studios d’enregistrements, il devient un claviériste et arrangeur recherché, travaillant notamment pour Steely Dan. Il est ainsi l’un des principaux artisans des albums Pretzel Logic, Katy Lied et Aja. Il apprend également à produire en cotoyant et observant des producteurs comme Steve Barri, Lenny Waronker et Ted Templeman. Producteur à Warner Bros de 1978 à 1985, il consacre Christopher Cross avec son légendaire premier album tout simplement intitulé Christopher Cross. Il œuvre aussi pour Rod Stewart, Peter Cetera, Amy Grant, Michael Bolton, Al Jarreau, Ricky Lee Jones, Eric Clapton ou encore Michael Jackson.

A partir de 1985, il devient indépendant et travaille sur des projets pop ou de musique chrétienne d’abord à Sound House, son propre studio, à North Hollywood puis à Nashville où il s’installe en 1993. Il explique ainsi son choix de quitter Los Angeles : « La plupart des artistes avec qui je travaillais prenait l’avion pour bosser avec moi à Los Angeles, et la moitié d’entre eux venait de Nashville ».(*) Michael Omartian travaille beaucoup pour des artistes de musique chrétienne (Kathy Troccoli, Gary Chapman, Steve Camp…), une branche de l’industrie musicale implantée à Nashville. « Étant chrétien, j’ai toujours eu un faible pour cette musique » (**), explique-t-il. Il fut un temps où ses productions étaient régulièrement classées parmi les meilleures ventes de disques mais les musiques les plus populaires de nos jours ne l’intéressent guère et il est heureux de vivre de la musique qu’il aime sans avoir à faire de compromis. Il affirme aussi sa préférence pour les vrais instruments, préférant l’imperfection humaine, plus émouvante, au son froid des machines. Un revirement important pour celui qui passa de nombreuses années à produire et mixer des sons à l’aide d’ordinateurs et de synthétiseurs. Il se lance aussi parfois dans de nouvelles aventures musicales, en écrivant par exemple la musique d’une comédie musicale pour Donna Summer en 1997 ou en enregistrant des albums instrumentaux.

(*) Billboard, 22 mai 1993.
(**) Billboard, 12 juillet 1997.



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Boris Plantier