Michael McDonald

Jeudi 21 Février 2008

Ce monument du rock américain, passé par Steely Dan et les Doobie Brothers avant d'entamer une brillante carrière solo, a su conquérir le coeur du public américain. Son arme : une voix aérienne irrésistible et des chansons de blue-eyed soul magiques.


Né en 1952, Michael McDonald s'est fait un nom en rejoignant Steely Dan pour une tournée puis en travaillant sur l'enregistrement d'un album du célèbre groupe de Donald Fagen. Une collaboration remarquée puisque, en 1975, les Doobie Brothers firent appel à Michael lorsqu'ils durent remplacer leur chanteur Tommy Johnston, parti tenter sa chance en solo. Les Doobies n'auront pas à le regretter puisque Michael McDonald leur offrira de tels tubes ("Takin'It to the Streets", "It Keeps You Runnnin'", "You Belong To Me", "Minute By Minute", "What A Fool Believes", "Real Love") que le groupe deviendra le plus gros vendeur de disques aux Etats-Unis avec les Eagles et Chicago.

Lorsque les Doobie Brothers se séparent en 1981, Michael McDonald est une star et le monde du rock se l'arrache. Il faut dire que cet auteur-compositeur-interprète à la voix aérienne reconnaissable entre mille, est pour beaucoup dans la réussite d'artistes comme Kenny Loggins, Nicolette Larson ou encore Christopher Cross. Mais cette fois, Michael McDonald est décidé, il se lance dans une carrière solo. Il ne le regrettera pas.

Son premier album est un succès tout comme le seront les suivants. Michael reprend les mêmes recettes qui ont tant réussi chez les Doobies, un soft rock très influencé par la musique soul, accompagné d'une rythmique au synthé des plus efficaces. Les hits se succèdent : en 1982, "I Gotta Try" puis "I Keep Forgettin'" qui sera plus tard samplé avec succès par Warren G pour son fameux "Regulate", en 84 "Ya Mo B There" avec James Ingram qui sera élu duo de l'année au Grammy Awards, en 85 "No Looking Back", en 86 "Sweet Freeedom", en 87 "On My Own" en duo avec Patti LaBelle, en 90 "Take It To Heart, en 91 "Ever Changing Times" en duo avec Aretha Fraklin, en 94 "Blink of an Eye".

En 2003, Michael McDonald sort enfin un nouvel album solo intitulé Motown. Un album de reprises qui rend hommage à la musique soul qui l'a tant influencé. On y retrouve des classiques comme "I heard It Through the Grapewine", le premier single, et d'autres titres plus ou moins connus. Mais Michael McDonald ne les refait pas à l'identique, il interprète ces reprises à sa façon, donnant à l'album un son très personnel. Et devant le succès de cet album, il remet ça avec Motown II puis avec Soul Speak.


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© Boris Plantier