Michael McDonald au Casino de Paris

Vendredi 27 Janvier 2006

Quelle soirée inoubliable ce fut ! Rarement un concert rock fut aussi chaleureux que ce samedi 4 octobre 2003 au Casino de Paris où Michael McDonald a régalé un public d’aficionados alerté par les plus grands noms de la presse rock y compris les très médiatisés Nagui, Guillaume Durand et Georges Lang, tous trois présents ce soir là.


Michael McDonald au Casino de Paris
Après une première partie de grande qualité, très West Coast, délivrée par la jeune française Lena Ka, qui termina son court set sur la reprise du superbe « Shower the people » de James Taylor sous les acclamations du public, et une longue entracte, http://www.wmaker.net/yuzu/Michael-McDonald_a49.html et son groupe (une batteuse très douée pour le chant, un guitariste, un bassiste et un saxophoniste) firent leur apparition. Il était 22 heures pile. Le premier titre « Peace » est extrait de l'album de Noël enregistré par Michael McDonald. Il fut dédié aux soldats qui sont loin de chez eux avec l'espoir que ceux-ci rentrent vite d'un pays où ils n'ont rien à faire. La parenthèse politique fermée, place à une avalanche de tubes non-stop joués à la perfection : des classiques des Doobie Brothers (« It Keeps You Runnin' », « Takin' it to the Streets », « Real Love », « Minute by Minute » et bien sûr le sublime « What a Fool Believe » qui embrasa la foule), de Michael McDonald en solo (« Sweet Freedom » dédié à l'acteur, chanteur et danseur Gregory Hines récemment disparu et qui joua dans le film « Deux flics à Chicago » pour lequel ce titre a été composé, « I Keep Forgettin' », « Yah Mo B There » et « On My Own ») ou de la légendaire maison de disque Motown (« I Heard It Through the Grapevine », « You Are Everything », « Ain't no Mountain High Enough », « Ain't Nothin' Like the Real Thing » ou en encore le délicat « What's Going On » qui conclura le show).

Un concert d'une rare convivialité puisque ce soir là, la scène et les tribunes ne faisaient qu'un. Un effet produit pas un style épuré : aucune décoration scénique (il n'y avait pas le moindre décor si ce n'est trois grands bouquets de fleurs rouges et une nuée de pétales de la même couleur, étalés sur le devant de la scène) et aucun effet de lumière. Pas de malabars pour garder la scène non plus, ce qui a permis aux grands fans de Michael, concentrés sur les deux premiers rangs qui leur étaient réservés, de monter le rejoindre sur scène pour lui serrer la main, se faire signer un autographe ou faire une photo souvenir.

Aller sur l'excellent site français sur Michael McDonald


© Boris Plantier