Lee Ritenour au New Morning (Paris)

Mardi 14 Juillet 2009

Le mercredi 8 juillet 2009, le public parisien recevait Lee Ritenour au New Morning. Le célèbre guitariste américain, musicien de session très recherché par les artistes pop/rock américains, était accompagné par la pianiste Patrice Rushen, le bassiste Melvin Davis et le batteur Will Kennedy.


Lee Ritenour au New Morning (Paris)
Le groupe entre en scène sur des enregistrements de chants africains. Lee Ritenour, quinquagénaire décontracté et souriant, est vêtu d'un blue jean et d'une chemise jaune. Il attaque par un premier morceau de jazz fusion. Le groupe passe ensuite en revue différents genres, du jazz acoustique à la musique brésilienne en passant par la funk, jouant une sélection de morceaux issus des albums Smoke'n'Mirrors, West Bound, Stolen Moments, Twist of Jobim et Overtime. Difficile d'identifier les morceaux joués car il s'agit d'instrumentaux et malheureusement, Lee Riteniour, alias Captain Fingers, est peu disert. Il joue « Stolen Moments », « PALS », « West Bound » et l'on croit reconnaître « Rio Funk », « Lil' Bumpin' », « Smoke'n'Mirrors » et « Fly by Night ».

Le son est parfait, la musique maîtrisée, les musiciens jouent avec dextérité mais ils évitent d'en faire trop, préférant mettre leur talent au service de la musique plutôt que de frimer. Certains se lâchent un peu parfois comme Will Kennedy. Le batteur, qui a joué une dizaine d'années avec The YellowJackets, a tendance à cogner un peu trop fort sur ses fûts. Melvin Davis, que Lee Ritenour est allé chercher chez Chaka Khan, est très discret sur scène mais il maîtrise parfaitement son instrument, qu'il s'agisse d'une basse électrique classique ou d'une basse à sept cordes. Patrice Rushen, amie de Lee Ritenour depuis l'adolescence, alterne les synthés et le piano de concert. Son jeu est élégant, efficace et discret. Jamais une note de trop.

On sent une vraie complicité entre les musiciens qui prennent un plaisir évident à jouer ensemble. Lee Ritenour semble aux anges. Il distille ses soli de guitares avec décontraction, changeant de guitares régulièrement, pour terminer le show avec une guitare sans coffre au design impressionnant.

Et si Captain Fingers est le héros de la fête, c'est à Patrice Rushen que l'on doit le grand moment de ce concert. A la fin du set, Patrice s'est levée et est passée sur le devant de la scène, micro à la main, pour chanter son grand hit funk « Forget Me Nots ». La salle s'est alors embrasé et s'est mis à danser et à chanter tandis que Lee Ritenour délivrait deux soli, de redoutable musicien de session, brefs mais terriblement efficaces.


© Boris Plantier