Larry Carlton au New Morning (Paris)

Samedi 12 Avril 2008

Le lundi 7 mars 2008, Larry Carlton a joué en trio sur la scène du New Morning devant un parterre d’amateurs de guitare. Ceux-ci sont sortis ravis de la performance du maître. Une vraie masterclass !


Larry Carlton au New Morning (Paris)
Le public, paisiblement assis car le New Morning avait sorti les chaises pour ce concert, était essentiellement masculin comme l'a fait remarqué avec humour Larry Carlton en entrant sur scène. Grand, mince, cheveux courts grisonnants, fines lunettes, élégamment vêtu, Larry Carlton a l'allure d'un gentleman moderne. Une image qui colle parfaitement à sa musique et à son jeu de guitare, délicat, fluide et élégant, que ce soit en studio ou sur scène.

Accompagné de son fils Travis à la basse et de Toss Panos à la batterie, le guitariste joue, tantôt à la guitare électrique tantôt à la guitare acoustique, du smooth jazz et du blues avec dextérité et sobriété. Il parcourt son répertoire, de ses premiers albums solos avec « Free Way », un titre composé en 1973, au récent « Burnable », un très bon morceau assez rock écrit pour l'album live avec Robben Ford. Sympathique mais avare de commentaires, l'artiste oublie souvent de présenter les morceaux qu'il joue. On reconnaitra néanmoins les classiques « Room 335 » et « Smiles And Smiles To Go ». Les morceaux de smooth jazz, majoritaires, sont rafraîchissants et permettent à ceux qui n'ont pas les yeux rivés sur les doigts du maître dans l'espoir de découvrir le secret de son jeu, de laisser leur esprit vagabonder sur de belles plages californiennes. Les morceaux de blues, souvent planants, prêtent aussi à la rêverie mais ils peuvent devenir très rock lorsque Larry Carlton accélère son jeu et place de bons riffs bien sentis. Le public apprécie et se régale malgré la présence de deux caméramans, un peu trop zélés, qui vont et viennent autour de la scène, lui cachant de temps à autres le spectacle. On peut remarquer deux autres caméras plus statiques en retrait. De toute évidence le concert sera diffusé à la télévision ou édité en DVD, ce qui est, au fond, une bonne chose.


© Boris Plantier