Great Balls of Fire!

Lundi 19 Décembre 2011

Jerry Lee Lewis est un pianiste hors du commun. Il s’impose très vite comme une star du rock’n’roll mais le public lui tourne le dos lorsqu’il épouse une lointaine cousine seulement âgée de 13 ans.


Great Balls of Fire!
Ce film est une adaptation très libre d’un livre écrit par Myra Lewis, l’épouse de Jerry Lee Lewis. Il montre dans un premier temps l’ascension fulgurante du chanteur qui, lorsqu’Elvis part effectuer son service militaire, se voit désigné comme le nouveau roi du rock’n’roll. L’histoire est plaisante, l’Amérique des 50s y est peinte de manière un peu caricaturale voire parodique, Jerry Lee Lewis semblant évoluer dans une comédie musicale avec décors de carton pâte et figurants qui dansent autour de lui. Puis vient le hic. La déchéance. Le jeune rocker décide d’épouser la fille de son bassiste qui lui a accordé l’hospitalité. La longue amitié entre les deux hommes n’y résiste pas et lorsque le grand public apprend que Lewis a épousé une fille de 13 ans, le scandale éclate et la carrière du rocker bat de l’aile.

Pas évident de défendre son personnage principal dans cette situation d’autant que le réalisateur le peint comme un homme impulsif et mégalomane. Il tente pourtant de le rendre sympathique en présentant ce mariage comme une vraie histoire d’amour durable, en opposant Lewis à un cousin prêcheur caricatural au discours moralisateur, et surtout en montrant un Jerry Lee Lewis bête de scène et en s’appuyant sur les chansons du rocker pour constituer une bande-son explosive. Dans le rôle principal, Dennis Quaid est assez bluffant. L’acteur, qui joue d’habitude des personnages sobres qui intériorisent leurs émotions, se montre très convainquant dans son interprétation d’un personnage excessif et extravagant. A défaut de convaincre totalement, ce film incite à écouter la musique de Jerry Lee Lewis, un musicien au talent hors du commun.


Great Balls of Fire! - USA (1989), de Jim McBride, avec Dennis Quaid, Winona Ryder, Alec Baldwin, Trey Wilson, John Doe, Stephen Tobolowsky, Lisa Blount.


Bookmark and Share



Boris Plantier