Foreigner et Journey au Palais des Sports (Paris)

Mercredi 13 Juillet 2011

Aux Etats-Unis, chaque été, de nombreux groupes partent en tournée ensemble. Cette pratique très intéressante, qui permet de voir deux ou trois artistes pour le prix d’un, commence à arriver en France. Ainsi le jeudi 7 juillet 2011, Foreigner et Journey ont donné un concert au Palais de Sports de Paris.


Foreigner et Journey au Palais des Sports (Paris)
Foreigner et Journey ont tant de points communs qu’il est logique de les voir réunis pour un même spectacle. Tout deux sont des groupes phares du hard FM de la fin des années 70 et du début des années 80 et l’un comme l’autre doivent une bonne part de leur succès à leur chanteur (Lou Gramm pour le premier, Steve Perry pour le second) mais l’un comme l’autre poursuivent désormais leur route avec une nouvelle voix.

La première partie de ce spectacle est assurée par Nono qui délivre un set musclé désservi par une sono défaillante (larsens, vocaux peu audibles). On retiendra surtout de ce set une version péchue du « On the Road Again » de Canned Heat.

Des deux groupes en tête d’affiche, c’est Foreigner qui entre en scène en premier. Le groupe est emmené par son guitariste et leader Mick Jones, seul musicien restant de la formation originale. Un peu rond, les cheveux gris, Mick Jones semble entouré de « jeunots ». Parmi eux, Kelly Hansen, le chanteur du groupe est très convainquant même s’il ne parvient pas à faire oublier la belle voix chaude de Lou Gramm. Foreigner affiche ses intentions d’entrée avec « Double Vision » et « Head Games ». Le show sera rock et même très rock, qu’on se le dise. Les musiciens vont et viennent sur la scène en exécutant avec fidélité les morceaux très carrés et mélodiques qui ont fait le succès du groupe (« Cold as Ice », « Dirty White Boy », « Feels Like the First Time », « Urgent »). Ils interpètent aussi une nouvelle composition « Can’t Slow Down » et bien entendu leurs indispensables ballades (« Waiting for a Girl Like You », « I Want to Know What Love Is »). Mick Jones, plutôt discret, laisse ses compères faire le show, mais il prendra tout de même la parole dans un excellent français avant de chanter lui-même « Star Rider » d’une voix agréable et séduisante. Le show se finira comme il a commencé, sur les chapeaux de roues, avec « Hot Blooded » puis en rappel « Juxe Box Hero ».

Après une demi-heure de pause, le temps de changer la scène, Journey arrive pour la seconde partie du show. Le groupe américain, historiquement moins pouplaire en France que Foreigner, suscite la ferveur de ses fans venus en nombre. Les membres de Journey semblent isolés les uns des autres sur scène, chacun jouant sa partition de son côté. Cela ne respire pas la bonne entente et la joie de vivre ensemble. Pourtant le groupe propose un rock spectaculaire marqué par de beaux passages au piano de concert exécutés par Jonathan Cain et des soli de guitare électrique flamboyants signés Neal Schon. Malgré tout cela, on ne voit qu’un homme, Arnel Pineda, qui imite à merveille la voix de son prédécesseur Steve Perry. Visiblement heureux, le petit chanteur bondit sur scène à la manière d’un Peter Pan quand il ne saute pas de scène pour prendre des bains de foule. Journey inteprète trois belles ballades (« Lights », « Open Arms » et « Faithfully ») et des rock à foison. Et si les dernières compositions du groupe ont du mal à susciter un quelconque enthousiasme (« City of Hope », « Edge of the Moment », « Tantra », « Chain of Love »), les vieux classiques sont accueillis avec joie par la foule : « Separate Ways (Worlds Apart) », « Ask the Lonely », « Stone in Love », « Wheel in the Sky », « Be Good to Yourself », et surtout « Don’t Stop Believin’ » et en rappel « Any Way You Want ».

Foreigner et Journey au Palais des Sports (Paris)


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Boris Plantier