Earth, Wind & Fire au Zénith de Paris

Dimanche 14 Juillet 2013

Cela faisait bien longtemps qu’Earth, Wind & Fire ne s’était pas déplacé en France. Faute de mieux, le public français devait se contenter du Earth, Wind & Fire Experience du guitariste Al McKay. Le jeudi 11 juillet 2013, le groupe funk star des années 70 retrouvait donc la France avec une étape au Zénith de Paris.


Earth, Wind & Fire au Zénith de Paris
Ce soir-là, le spectacle a commencé avec Tower of Power. Le groupe de soul/funk californien, habitué des scènes françaises, fêtait son 45e anniversaire. Comme à son habitude Tower of Power ne lésinait pas sur la débauche d’énergie, avec en première ligne sa légendaire section cuivre. Hélas le groupe a proposé une setlist un peu décevante dans laquelle on retrouvait tout de même quelques classiques comme « You Ought to Be Havin’ Fun », « Diggin’ on James Brown » ou « Soul with a Capital S ». Plus gênant encore, la qualité du son laisser à désirer. C’est-ce qui arrive bien souvent pour les artistes qui doivent assurer une première partie.

Après une demi-heure de pause, le temps de préparer la scène pour le grand show, celui que la foule attendait, les lumière s’éteignaient enfin et Earth, Wind & Fire, amené par trois de ses membres d’origines (le percussionniste Ralph Jonson, le bassiste Verdine White et le chanteur Philip Bailey) faisait son entré sur scène en attaquant fort d’entrée avec le standard « Boogie Wonderland ». Le groupe a enchaîné les hits, si nombreux, qui ont jalonné sa carrière : « Sing a Song », « Shining Star », « Serpentine Fire », « Saturday Nite », « That’s the Way of the World », « Got to Get You into My Life », « Yearnin‘ Learnin‘ », « Devotion » . Le son est parfait, le jeu de lumières classique et efficace et les musiciens, sans trop bouger, parviennent à créer une animation assez plaisante. Comme à son habitude, Verdine White qui portait un pantalon doré scintillant qui rappelait les grandes années du groupe, s’imposait en meneur, parcourant la scène de long en large et bondissant, sa guitare basse à la main. Le chanteur Philip Bailey préférait briller par ses vocalises. Sa voix de falsetto était toujours aussi époustouflante, notamment pour le quart d’heure romantique durant lequel le groupe a joué trois ballades à la suite (« I’ll Write a Song for You », « After the Love Is Gone » puis « Reasons ») ou sur « Fantasy » .

Mais le plus beau moment du concert est sans doute venu de ce passage jazz funk durant lequel le groupe a enchaîné des instrumentaux soul avec de merveilleuses harmonies vocales inspirées par le répertoire brésilien (« Sun Goddess », « Brazilian Rhyme ») ou cet « Evil » bâti sur une rythmique latine. On retiendra également, la chanson « My Promise », extraite de l’album à venir, ainsi que le bouquet final composé de « September », avec la présence sur scène d’Omar Sy, de « Let’s Groove » puis, en rappel, du magistral « In the Stone ».


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Boris Plantier