Dionne Warwick : « L’industrie du disque est complétement différente maintenant »

Jeudi 1 Janvier 2015

Interview. Dionne Warwick a fait son retour cette année avec l’album Feels So Good sur lequel elle reprend ses hits en duo avec des artistes tels que Ne-Yo, Ziggy Marley, Gladys Knight, Cyndi Lauper, Billy Ray Cyrus et Jamie Foxx. Elle a eu la gentillesse de répondre à nos questions.


La plupart des chansons de l’album Feels So Good sont signées Burt Bacharach et/ou Hal David. Quels souvenirs gardez-vous de votre collaboration ?

Nous formions un trio magnifique que nous appelions le « mariage triangulaire qui fonctionne » ! Burt composait les mélodies, Hal écrivait les paroles et moi, je posais ma voix sur leurs chansons.

Comment avez-vous sélectionné les chansons qui se trouvent sur cet album ?

En fait, j’ai laissé ce choix aux artistes avec lesquels j’ai enregistré ces duos. Chacun s’est emparé de sa chanson préférée de Dionne Warwick. C’était quelque chose de vraiment surprenant que de découvrir que chacun avait une chanson de moi qu’il connaissait vraiment et aimait.

Et comment avez-vous choisi vos partenaires pour ces duos ?

J’ai travaillé en collaboration avec mon fils Damon Elliott qui a produit l’album. Nous avons identifié quelques jeunes artistes contemporains qui pouvaient apporter à ces grands classiques une nouvelle voix et un nouveau style. Je pense que nous avons réuni sur ce disque quelques-uns des meilleurs artistes actuels. J’ajouterais que quelques-uns de ces artistes sont venus vers nous d’eux-mêmes pour participer à ce projet, ce que j’ai trouvé merveilleux !

Cet album s’est fait en famille puisque vous chantez une chanson avec votre petite-fille Cheyenne Elliott et que le disque a été produit sur le label de votre fils, Bright Music Records. Pensez-vous qu’il est plus difficile de réussir dans l’industrie du disque de nos jours ?

Je dois avouer que l’industrie du disque est complétement différente maintenant et qu’il est plus difficile de s’y faire une place, notamment parce qu’il y a beaucoup moins de labels désormais. Je pense que les conditions pour réussir ont radicalement changées et que la musique que l’on produit de nos jours est faite pour des oreilles plus jeunes et bien différentes.

Vous avez enregistré près de 40 albums studio. Y en a-t-il un que vous préférez ?

Mes disques sont comme mes enfants et vous ne pouvez pas accorder votre préférence à l’un de vos enfants.

Quels souvenirs gardez-vous de l’enregistrement de « We Are the World » ?

Il s’agit d’un évènement majeur. L’une des premières fois que tous mes pairs se réunissaient ensemble dans une pièce pour enregistrer une chanson qui allait changer la façon dont la musique pouvait aider et encourager une œuvre de bienfaisance.

Il n’y avait pas de concurrence, juste un sentiment d’appartenance à une communauté, avec tous ces artistes qui ont accepté de laisser de côté leur égo afin de se rassembler pour une cause formidable.

Vous avez vécu au Brésil et même enregistré un album brésilien. Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce pays ?

J’appelle le Brésil mon pays sans stress. L’esprit et la façon de vivre de ses habitants et la magnifique musique de ce pays ne se retrouvent nulle part ailleurs.

Y a-t-il une occasion manquée dans votre carrière que vous regrettez particulièrement ?

Comme je l’ai déjà dit par le passé, il y a encore beaucoup de choses que j’aimerais accomplir comme remporter un Emmy, un Oscar et un Tony !

Prévoyez-vous une tournée en Europe prochainement ?

Je suis en discussion pour effectuer une tournée européenne en 2015. Je suis très excitée à l’idée de revenir dans ces pays dans lesquels je suis déjà venue par le passé mais aussi de découvrir de nouvelles villes !


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Boris Plantier