Chuck Findley

Samedi 16 Avril 2011

Trompettiste de jazz réputé, Chuck Findley est aussi un musicien de cession très recherché par les artistes pop/rock.


Né en Pennsylvannie, Chuck Findley a du déménager à Cleveland à l’âge de huit ans. Après le lycée, il étudie la trompette à l’Institut de musique de Cleveland et joue dans un groupe de jazz avec le saxophoniste Ernie Krivda. Ce dernier ne tarie jamais d’éloge sur son ami : « Il a toujours été un prodige. Il était bon même lorsqu’il était très très jeune. Cela ne faisait aucun doute qu’il deviendrait un musicien fabuleux. C’était évident. C’était vraiment génial de jouer avec quelqu’un d’un tel talent et d’aussi passionné. C’était quelque chose de rare. » (*)

A l’âge de quinze ans, Chuck Findley assure la première partie de Woody Herman à Cleveland. Son frère Bobby est déjà dans le circuit puisqu’il joue pour Herb Alpert & the Tijuana Brass. Cela permet à Chuck de se faire connaître et de rejoindre le Jimmy Dorsey Band. Ainsi commence la carrière de l’un des plus célèbres trompettistes de l’industrie musicale. Findley s’installe à Los Angeles en 1969 et participe à de nombreuses cessions d’enregistrements pour des bandes-son de films pour le cinéma et la télévision. Il enregistre également et joue sur scène aux côtés d’artistes de renom : the Rolling Stones, Steely Dan, George Harrison, Boz Scaggs, Miles Davis, Frank Sinatra, Tony Bennett, Helen Reddy, the Carpenters ou encore Barbra Streisand.

Même s’il a beaucoup joué pour des artistes rock, Chuck Findley se considère comme un musicien de jazz et cite Dizzy Gillespie, Charlie Parker et John Coltrane comme ses principales sources d’inspiration. Il explique sa préférence ainsi : « Le jazz est un sentiment. Lorsque vous jouez un solo, vous ne le jouez jamais deux fois de la même manière. En rock, vous jouez la même chose tout le temps, sans jamais varier. » (*)

Concernant la trompette, Chuck Findley explique « il s’agit probablement de l’instrument le plus exigeant physiquement. Vous ne pouvez pas mettre votre trompette de côté et la reprendre un mois plus tard en espérant en jouer avec la même endurance. Par ailleurs, si vous êtes saxophoniste, vous pouvez toujours faire une fausse note et vous en sortir mais si vous êtes trompettiste tout le monde l’entendra. » (*)

(*) The Plain Dealer, 25 février 1994.


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Boris Plantier