Chris Rea au Casino de Paris

Samedi 1 Avril 2006

Chris Rea est surtout connu pour ses hits soft rock au son un peu west-coast (« Fool », « On The Beach », « Josephine »). Pourtant, le chanteur et guitariste britannique est avant tout un blues man comme il l’a prouvé mardi 21 mai au Casino de Paris, pour son ultime tournée en tant que chanteur (maladie oblige).


Chris Rea au Casino de Paris
Devant une assistance essentiellement composée de quinquagénaire, Chris Rea s'est présenté accompagné de son groupe (un guitariste, un bassiste, un batteur et un pianiste) pour nous offrir un concert de musicien. Pas d'effets pyrotechniques, d'acrobaties ou de grands discours. Chris Rea, très sobre, un peu bourru et presque statique, n'aura dit en tout est pour tout que deux ou trois « thank you » du bout des lèvres. Mais cela ne l'a pas empêché de donner le meilleur de lui-même durant deux heures.

La voix grave, puissante et presque enrouée, Chris Rea chante ses plus grands hits et ses dernières créations. Il régale surtout le public avec son jeu de guitare (mais aussi de banjo et d'harmonica) tantôt planant (quel as de la slide guitar !), tantôt agressif. Les chansons se succèdent « Jazzy Blue », « That's The Way It Goes », « Where The Blues Come From », « Josephine », « Head Out On The Highway », « Easy Rider », « Stony Road », « Julia », « Stainsby Girl », « Somewhere Between Highway 61 & 49 » ou encore « I Can Hear Your Heartbeat », le set se terminant sur « The Road To Hell ». Dans la salle, on a vite fait de repérer le fan parisien n°1 de Chris Rea. Assis sur son siège, il s'agite comme un possédé, les bras en l'air, pointant ses deux index vers le plafond.

Pour le rappel, le public se lève enfin et réserve une ovation au musicien qui interprète un « On The Beach » un peu reggae et dépourvu de ces petites notes de guitare obsédantes qui faisait tout le charme de la chanson puis « Let's Dance ». Pour l'ultime rappel, Chris Rea chante son plus grand hit « Fool (If You Think It's Over) ». Il ne pouvait pas choisir meilleur titre pour clore ce concert.


© Boris Plantier