Chicago à l'Olympia (Paris)

Mercredi 13 Juillet 2011

Le lundi 4 juillet 2011 la mythique salle de l’Olympia accueillit le non moins mythique groupe américain Chicago, ex-Chicago Transit Authority. Au programme, deux heures de spectacle et une bonne vingtaine de morceaux.


Chicago à l'Olympia (Paris)
C'est au jeune chanteur John Carrie que revient le privilège de jouer en premiere partiie de Chicago. Seul sur scène avec sa guitare sèche, Carrie chante des chansons que l'on pourrait classer dans le style americana. C'est sympathique mais aucun coup de coeur. Les chansons n'attirent pas vraiment l'attention.

Apres un peu d'attente, Chicago ouvre les festivités avec le riche et complexe « Make Me Smile », l’un de ses tout premiers succès. Cette chanson qui contient plusieurs thèmes et dure un bon quart d’heure permet à la section cuivre du groupe de se mettre en valeur d’entrée. La section cuivre est la marque de fabrique de Chicago, le premier groupe à mélanger cuivres et rock. Composée de trois musiciens (Lee Loughnane, James Pankow et Walt Parazaider), c’est elle qui mène la danse et assure le spectacle. Derrière le groupe suit. Robert Lamm et Lou Pardini, très discrets aux claviers, se partagent les rares vocaux que Jason Scheff leur laisse. Le bassiste du groupe est la voix principale de Chicago mais curieusement ce soir là, il n’a interprété aucun des morceaux qu’il a créé, se contentant de rechanter les succès de son prédécesseur Peter Cetera. Durant deux heures, le groupe a joué une setlist d’une bonne vingtaine de chansons, des premiers disques à la fin des années 60 à l’album Chicago 17 dont le groupe vendit plusieurs millions d’exemplaires au milieu des années 80. Le public eut droit à tout, des chansons pop enjouées, du jazz rock, du disco, un instrumental latino, du rock dur et des ballades qui tuent.

Les ballades contribuèrent grandement au succès de Chicago et sans surprise le groupe joua les plus fameuses : « If You Leave Me Now », « Searchin’ So Long », « Baby What a Big Surprise », You’re the Inspiration », « Hard Habit to Break » et « Hard to Say I’m Sorry ». Cette dernière fit chavirer le public avec son brutal changement de rythme et sa folle accélération sur la fin. Parmi les autres chansons les plus appréciées, le très disco « Street Player », les joyeux « Along Comes a Woman » et « Old Days », le rapide « Feelin’ Stronger Every Day », l'instrumental latino « Mongonucleosis » et le jazz-rock « I‘m a Man » sur lequel le batteur Tris Imboden s‘offrit un bel intermède rythmique en duo avec le survolté percussionniste du groupe avant que le guitariste Keith Howland ne se lance dans un furieux solo de guitare électrique à la Terry Kath, le regretté guitariste de Chicago. Le groupe a aussi joué toutes ses belles pop songs positives aux orchestrations souvent originales qui furent pour la plupart des hits : « Does Anybody Really Know What Time It Is », « Alive Again », « Wake Up Sunshine », « Beginnings », « Just You and Me », « Saturday in the Park »… Et pour le rappel, Chicago joua deux morceaux supplémentaires : « Free » et le très rock « 25 or 6 to 4 » qui permit de nouveau au guitariste Keith Howland de faire des étincelles et de rappeler au public que Chicago fut aussi un grand groupe de rock. Évidemment le public a apprécié. Comment en aurait-il été autrement tant il fut gâté ?


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Boris Plantier