5ème édition du Festival International de Films de la Diaspora Africaine (FIFDA)

Dimanche 23 Août 2015

Interview de Diarah N'Daw-Spech, directrice et fondatrice du Festival International de Films de la Diaspora Africaine (FIFDA), à l'occasion de la 5ème édition du festival qui aura lieu du 4 au 6 septembre dans deux salles à Paris. Le festival comprend 14 films dont 8 inédits en France, 1 première Parisienne et deux films primés à FESPACO.


Comment est né le FIFDA ?

Le FIFDA est une association qui a pour but de diversifier l'offre des films en France.

La diversité des films sélectionnés est impressionnante et beaucoup de ces films sont encore inédits en France. Comment s’est déroulé le processus de sélection ?

Nous avons constaté que la France est isolée vis a vis d'un cinéma mondial qui n'a pas été coproduit avec elle. Cela nous permet de présenter des films inédits de qualité qui enrichissent le scénario culturel français. La sélection des films se fait à travers les soumissions que le festival reçoit et à travers des invitations aux films vus dans d'autres festivals tels que Sundance, Toronto, FESPACO, le festival de Durban, Berlin, Cannes, et autres.

Les films sélectionnés racontent des histoires fortes. C’est ce que vous cherchez avant tout ?

Nous cherchons des bons films avant tout. FIFDA 2015 avec One Love, Toute Cette Oseille, C'est Pas Donné et Keep Pushing montre le coté joyeux du festival.

Si l’on analyse le sujet des films sélectionnés, le thème qui semble se dégager c’est que, où que l’on soit, être d’origine africaine pose problème. Vous êtes d'accord avec cette affirmation ?

Oui, cela pose problème, mais des fois, c'est le problème des autres...

Quelles sont les œuvres le plus marquantes de cette cinquième édition ?

La sélection des films du Brésil avec la présence du réalisateur et White Lies, un film néo-zélandais d'une grande qualité cinématographique et une histoire impressionnante. Les courts métrages du programme sont exemplaires d'une jeunesse française pleine d'imagination et de créativité.

Existe-t-il un fort sentiment d'appartenance à la diaspora africaine chez les auteurs des films présentés ?

Le concept de la diaspora africaine est un concept fédérateur dont les auteurs ont conscience et sur lequel ils s'appuient dans la mesure où ils acceptent que leur film soit présenté dans ce cadre.


Boris Plantier